La théorie validée du cochon d’Inde

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Je suis une fille qui aime les animaux. En particulier les chiens, les chats, les lapins, les chevaux, les poules… Bref. Tout ça pour vous raconter un épisode assez drôle de mon enfance.

Petite, ma sœur avait un cochon d’inde femelle qui répondait au doux nom de Gypsie. J’aimais bien cette petite bête. Elle roucoulait lorsqu’on la caressait, elle était toute petite et douce et couinait quand elle avait faim. Un beau jour, il me semble que c’était un dimanche, je me suis dit qu’il ferait bon de la sortir de sa cage et de jouer avec. Jusque-là rien d’anormal.

Le hic dans cette histoire c’est que j’ai toujours été une grande étourdie. Alors je l’ai posée sur le carrelage de ma chambre. J’avais sincèrement l’intention de revenir très vite. Mais j’ai oublié cette pauvre petite créature. Quelques heures plus tard, je suis revenue dans ma chambre. Et je fus étonnamment surprise de découvrir Gypsie au beau milieu de la pièce, l’air effrayé.

Ma première pensée fut la suivante : « oh mon dieu, que fait-elle ici ? »

La deuxième cause de mon étonnement (je venais de me souvenir que je l’avais posée moi-même à cet endroit…) fut qu’elle n’avait PAS BOUGE D’UN IOTA. Elle était là, au milieu d’une petite flaque d’urine et de petites crottes.

Je l’aimais bien ce cochon d’Inde, mais avec le recul… Cette petite bête était vraiment bête !

Du coup je n’ai pas pu m’empêcher de faire un parallèle incongru avec ma propre personne… Je suis quelqu’un qui attire manifestement les types boomerang. Ou les girouettes selon les cas.

Ces types indécis qui sont fichtrement incapables de déterminer ce qu’ils veulent sentimentalement parlant, à mes frais. Alors ils partent et reviennent inévitablement, que ce soit des semaines, des mois ou des années après. C’est la terrible malédiction de ma vie, je suis la fille qu’on quitte pour mieux récupérer ensuite.

La prochaine fois qu’un ancien amant, flirt, petit-ami revient, je me ferai un plaisir de lui répondre que je ne suis PAS un cochon d’inde. Je ne suis pas cette mignonne petite chose que l’on pose dans un coin, que l’on oublie et qu’on retrouvera exactement au même endroit ensuite.

A bon entendeur et en souvenir de la petite Gypsie.

Elisa.

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